Rencontre #4 avec Françoise Saur
Femmes du Gourara
proposée par la librairie Soif de lire
en partenariat avec "La croisée des routes"
Vendredi 14 novembre 2014 à 19h
à la librairie Soif de lire
11 rue Finkmatt à Strasbourg
 
Entrée libre — dans la limite des places disponibles

« La nuit va bientôt tomber et les dunes s’apprêtent à dormir, sous les étoiles, avec leurs rêves et leurs rides. Elles retrouvent toujours leur peau tiède et leurs formes lisses après que le vent ait froissé leurs robes et troublé leur sommeil. 

 

Demain matin, nous irons à la noce en autocar, nous roulerons, ma mère, ma grand-mère paternelle et moi, vers un bivouac de joie et de danses. »

 

— Abdelkader Djemaï, 

extrait du livre « Femmes du Gourara » de Françoise Saur, éditions Médiapop, 2014

 

 

Il existe peu d’images sur la vie des femmes du Gourara, dans le Sahara algérien. Le témoignage photographique de Françoise Saur n’en est que plus précieux. 

 

 

« Née en Algérie en l949, le grand Sud (alors inaccessible à cause de la guerre), a nourri mon imaginaire. C’est pourquoi lorsqu’une association Franco-Algérienne, m’offrit la possibilité de vivre avec des femmes dans les villages du Gourara, j’acceptai tout de suite.

 

J’ai pu faire des photos en confiance, dans l’intimité, grâce aux liens qui se tissent. L’accord est tacite, muet, dans la lenteur du temps qui s’égrène. Nos repères temporels disparaissent. Il faut être présent, disponible, mais on ne peut rien bousculer. Il faut que l’offrande vienne de ces femmes rencontrées, et le percevoir à d’infimes signes. »

 

— Françoise Saur

 

 

« Les maisons construites en terre (adobe) sont serrées les unes contre les autres et ne possèdent pratiquement pas d’ouvertures. Les jardins dans la palmeraie sont entourés de murs construits avec la même matière. Et s’il arrive que l’on rencontre des hommes assis près des mosquées ou sur les places dotées de banquettes, la présence des femmes est plus discrète.

 

C’est pour cela que le regard de Françoise Saur qui s’attache particulièrement aux femmes nous permet en quelque sorte d’accéder à cet univers qui, vu de l’extérieur, apparaît empreint de pudeur, de réserve voire d’évitement. De fait, les photos révèlent un autre monde… »

 

— Rachid Bellil, chercheur en anthropologie culturelle,

extrait de la préface du livre « Femmes du Gourara » de Françoise Saur,

éditions Médiapop, 2014