Vu, lu et (dés)approuvé | mai 2014 

Une chronique mensuelle de Franck Michel

Ouro Preto, de l’or noir à la grise mine générale

 

 

 

 

« L’humanité s’installe dans la monoculture,

elle s’apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave.

Son ordinaire ne comportera plus que ce plat »

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques, 1955

 

Dans l’État du Minas Gerais (« les Mines Générales »), épicentre du Brésil colonial, la cité d’Ouro Preto (« l’or noir ») est un joyau historique et architectural d’un Brésil, lointain et proche à la fois, avec son baroque à foison et sa modernité à tout-va. La monoculture du coin fut longtemps l’or, désormais — en 2014, plus que jamais — le pays tout entier semble opter pour une monoculture qui a tout d’une religion : le football. Une histoire sinon une religion ancienne en vérité, car ici tout le monde se souvient de la tragédie nationale de l’été 1950, plus connue sous le nom de « Maracanazo », où l’Uruguay terrassa le Brésil en finale de la coupe du monde, contre toute attente et dans un stade déjà mythique le Maracanã totalement silencieux : 2-1. Une scorie dans l’histoire du football pas un score pour un jeu de ballon. Un drame qui 64 ans plus tard est encore dans toutes les mémoires et qui peine à s’effacer en dépit d’un Brésil cinq fois champion du monde, ce qui n’est pas rien à l’échelle de la planète foot. 

 

Pour l’heure, revenons un peu à l’antique Vila Rica, précédent nom d’Ouro Preto, bien avant que la dramaturgie footballistique ne vienne gâcher la fête de l’or sur fond de travail harassant dans les mines et d’immonde société esclavagiste dont les inégalités se font encore sentir aujourd’hui à tous les niveaux de ladite civilisation métisse brésilienne. On verra que de l’or au foot il n’y a souvent qu’un pas de danse à franchir, loin de la samba et si près du fric qui gangrène tout sur son chemin. De l’Estrada Real d’antan à celui qui mène au Mundial ou autre Copa du jour…

Née à la fin du XVIIe siècle, la ville d’Ouro Preto est placée au cœur de ce qu’il convient d’appeler, dans tous les sens du terme, l’âge d’or du Brésil. Elle connaît son apogée au XVIIIe siècle, âge doré et baroque s’il en fut. Dès le siècle suivant, le déclin est en marche, en raison notamment de l’épuisement des mines. En 1980, alors que les militaires sont encore aux affaires à la tête du pays, la cité coloniale d’Ouro Preto a été déclarée patrimoine culturel de l’humanité par l’UNESCO. De nos jours, la ville n’est pas figée dans son seul passé prestigieux, mais regorge d’une belle vitalité culturelle et abrite entre autres une importante université. 

 

De nombreux édifices, musées, églises, fontaines, ponts, sculptures témoignent de cet âge d’or et de la prospérité révolue. Dans les rues pavées de la cité, où l’on ne cesse de monter ou de descendre, on peut ainsi admirer le talent de l’artiste baroque Aleijadinho qui s’affiche sur les places et les façades des églises tout en écoutant des airs engagés du compositeur et chanteur Milton Nascimento, tous deux des enfants sacrés du pays.

L’église São Francisco de Assis, détail de la façade réalisée par Aleijadinho

La perle du Minas

 

Les villes coloniales sont nombreuses dans l’État du Minas Gerais. On en recense au moins neuf principales : Ouro Preto, Mariana, Congonhas do Campo, São João del-Rei, Tiradentes, Sabara, Caeté, Diamantina, Serro. De toutes, Ouro Preto reste la plus spectaculaire, la plus riche aussi. 

 

Dès le XVIe siècle, les Portugais ont d’emblée investi certaines parties du Brésil dans le seul but d’en exploiter les ressources et les habitants, à commencer par le bois (pau brasil), puis la canne à sucre, et donc très vite les esclaves, d’abord amérindiens puis africains. Le Minas étant éloigné de la côte, c’est seulement en 1693, à l’orée de la ruée vers l’or, qu’un bandeirante de São Paulo – un certain Antônio Dias – fonda le campement d’Ouro Preto, attirant dans son sillage d’innombrables aventuriers désargentés et chercheurs d’or en quête de Graal. Les villes coloniales vont naître progressivement et bientôt la prometteuse région — capitainerie — des « mines générales »… 

 

Fondée suite à la découverte puis de l'exploitation de l'or, Ouro Preto deviendra la première capitale officielle de Minas Gerais. Dès 1698 est créée la capitainerie de São Paulo et du Minas do Ouro. Celle-ci organise le nouvel ordre minier et transforme les sites miniers antérieurs en villas (ou petites cités). L’une de ces « villas », fondée en 1712, fut précisément Vila Rica, premier nom de la future Ouro Preto. Peu après, en érigeant le vaste site minier Vila Rica comme capitale, le Minas Gerais devint capitainerie indépendante en 1720. Lieu de rendez-vous incontournable pour tous les explorateurs, aventuriers, opportunistes souhaitant s’enrichir en moins de deux, Ouro Preto s’enrichit rapidement grâce aux gisements d’or. L’art est dans les bagages de l’économie, et les artistes – précédés par les religieux de tout poil – marchent déjà sur les traces des mineurs. Le plus fameux de tous les artistes est incontestablement Antônio Francisco Lisboa (appelé plus communément Aleijadinho, 1738-1814) dont l’un des nombreux chefs d’œuvre se retrouve par exemple sur la façade de l'église São Francisco de Assis.

 

Détail d’une fontaine (chafariz) dans l’est de la ville 

Aleijadinho, fils d’un architecte portugais et d’une esclave noire, était gravement handicapé, souffrant certainement de la lèpre. Il travaillait et peignait à genoux et plus tard même sans l’usage de ses mains… L’art de ce Mineiro, comme celui de tant d’autres artistes de la région, fut éminemment politique. Il fut sans doute un ami de Tiradentes et sûrement un partisan de l’Inconfidêntes, le plus important mouvement de révolte du Brésil colonial qui s’est propagé à partir d’Ouro Preto à la fin du XVIIIe siècle.

 

Les détails de ses précieuses sculptures révèlent d’âpres critiques des autorités coloniales portugaises et rendent compte de nombreuses références aux idées et combats politiques de Tiradentes. 

 

Praça Tiradentes et au fond le Museu da Inconfidência

En se promenant à Ouro Preto, le visiteur est impressionné par la profusion architecturale qui s’offre à ses yeux, surtout les ponts de pierre et les fontaines (chafariz) joliment sculptées, les façades au décor en fer forgé et les murs tapissés d’azulejos, les oratoires (passos) et les chapelles au coin des ruelles rappelant le poids du catholicisme, l’ensemble proposant un paysage urbain coloré très harmonieux.

 

Sur l’imposante Place Tiradentes, la principale de la ville, se dresse la statue du leader du mouvement de l’Inconfidêntes ou Inconfidência Mineira. Cette place représente le cœur de la cité, elle est entourée d'imposants monuments publics et privés, tels l'ancien parlement qui date de 1784, aujourd'hui rebaptisé musée de l'Inconfidência, et le palais des gouverneurs, qui au fil du temps est devenu l’école des mines et de la métallurgie. La place Tiradentes est également le lieu prisé des festivités de la ville.

Autrefois, la ville s’agrémentait de petits groupes de maisons, nommés arriais, pour la plupart à un ou deux étages, construites sur un relief étagé, le site d’Ouro Preto étant comme « posé » sur plusieurs collines. Cette configuration urbaine donne tout le cachet à la ville avec cet assemblage unique de maisons traditionnelles qui s’entremêlent. Artistiquement parlant, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, un style singulier, qu’on pourrait appeler à la fois baroque et minier, synthétise parfaitement les apports brésiliens au baroque, mais aussi au rococo européens. 

 

À côté de l’église São Francisco de Assis, Ouro Preto conserve d’autres belles églises, comme Nossa Senhora do Pilar, le Rosário dos Homens Pretos, Nossa Senhora da Conceição, Nossa Senhora do Carmo, ou encore Santa Efigênia, une église réservée jadis aux esclaves noirs. Cette dernière délivre une vue magnifique sur l’ensemble de la ville et sa construction a été supervisée par Manuel Francisco Lisboa (le père de Aleijadinho) et une grande partie des sculptures réalisées par Francisco Xavier de Brito (le maître de Aleijadinho).

 

Une autre église remarquable, très sollicitée aujourd’hui pour les cérémonies et les photos de mariage, est Nossa Senhora do Carmo. Les plans ont été réalisés par Manuel Francisco Lisboa. Son fils Aleijadinho et Mestre Athayde ont travaillé à sa décoration. Il s’agit traditionnellement de l’église favorite de l’aristocratie locale. On notera qu’au bas de l’église, assez discrètement, se niche le plus vieux théâtre d’Amérique latine, datant de 1769. On le voit à tous les coins de rue et d’églises, l’ombre du génie d’Aleijadinho est partout présente dans la cité même si ce n’est pas lui qui a personnellement façonné toutes les œuvres, mais ses proches !

Santa Efigênia

Nossa Senhora do Carmo, ses aristos, ses mariés, ses photographes…

Inconfidência Mineira

 

L’âge d’or possède ses propres limites et le temps de la rébellion survient lorsque la misère frappe à la porte des grands, des églises et des mines. Aussi, à la fin du XVIIIe siècle, un mouvement dénommé Inconfidência Mineira embrase le Minas Gerais à partir d’Ouro Preto, alors connue sous l’appellation Vila Rica de Nossa Senhora do Pilar do Ouro Preto. Orchestré par un groupe d’intellectuels éduqués au Portugal, dont certains membres étaient liés à des industriels britanniques et d’autres en contact direct avec Thomas Jefferson, ce mouvement de contestation critique l’ordre établi par une colonisation brutale. 

 

Avec raison, les rebelles fustigeaient surtout l’accaparement des richesses et leur « rapatriement » vers le Portugal, autrement dit le pillage des ressources, minières et artistiques, de la région, aux seules fins des colonisateurs portugais. Un cinquième (quinto) des richesses était souvent confisqué pour ladite couronne portugaise qui imposait aussi des taxes punitives et interdisait les entreprises locales d’opérer ; par ailleurs, les artistes et artisans n’avaient pas le droit de voyager ! Trop c’est trop. Normal. 

 

À la fin des années 1780, un groupe de révoltés réfléchissent — secrètement — à une issue à la crise : il y avait là autour peut-être d’une table où déjà la cachaça coulait à flots, des poètes comme Claudio Manuel da Costa, Tomas Gonzaga, Ignacio de Alvarenga, des médecins comme Domingos Vidal Barbosa et José Alvares Maciel, les religieux Toledo et Rolim, et les officiers militaires Domingos de Abreu Vieira, Francisco de Paula Freire de Andrade, José de Resende Costa. Puis, au sein de ce groupe constitué, vint un nouvel arrivant, le jeune officier Joaquim José da Silva Xavier, qui fut également dentiste… d’où son surnom futur !

 

L’Inconfidência Mineira fut d’abord un foyer de réflexions et de débats. Elle souhaita l’indépendance et œuvra activement en sa faveur. Elle décida qu’un roturier, José Joaquim da Silva, devait prendre les rênes du pouvoir local à la place du gouverneur-despote en poste, le vice-comte de Barbacena. José Joaquim da Silva entre alors dans l’histoire sous le nom de Tiradentes (« l’arracheur de dents » !), surnom qui lui fut attribué par ses partisans. Mais les conspirateurs furent trahis par l’un des leurs, un subalterne, un militaire…

Tiradentes fut le premier à être arrêté, à Rio de Janeiro, au début du mois de mai 1789, année cruciale s’il en est ! À sa suite, onze autres « Inconfidêntes » ont été condamnés à mort en novembre 1791. Leur sentence sera commuée en exil grâce à l’intervention de la reine Dona Maria I, mais Tiradentes — sans doute fallait-il faire un exemple — ne sera pas épargné par la mise à mort. Le mouvement fut tué dans l’œuf, l’espoir d’un monde brésilien meilleur devra encore patienter, et Tiradentes mourut en martyre, pendu le 21 avril 1792, restant à ce jour le rebelle de ce mouvement le plus célèbre aux yeux des Brésiliens.

 

Désormais, il représente une figure populaire, une sorte de héros qui a combattu les élites et la corruption, une sorte de Robin des Bois version Mineiro qui peut un jour faire basculer le pouvoir des riches… Hier comme aujourd’hui ? Tous les 24 juin, les habitants d’Ouro Preto se remémorent la grandeur de leur passé prestigieux en devenant symboliquement la capitale du Minas Gerais, volant pour un jour la vedette à l’actuelle capitale Belo Horizonte.

Fontaine commémorative devant le musée Inconfidência

À l’époque des Lumières en France, Ouro Preto devint ainsi l'un des centres du mouvement pour l'émancipation du Brésil de la domination coloniale. Mais dès le début du XIXe siècle, un rapide déclin des ressources locales et de l'exploitation minière marque la fin définitive de « l’âge d’or colonial ». Un âge d’or très discutable puisqu’il fut trempé dans le sang des esclaves noirs pour le seul bonheur de quelques riches exploiteurs, culs- bénits en tout genre, aristocrates et plutôt blancs de peau…

 

En 1823, le statut de la ville devient impérial, avec officiellement le nom d’Ouro Preto, une évolution administrative qui permit la création de maints établissements d'enseignement de haut niveau. Le déclin de la ville s’accentua lorsque la capitale régionale fut transférée à Belo Horizonte en 1897. Dès la première partie du XXe siècle, la principale activité d’Ouro Preto sera… le tourisme. Et ce jusqu’à nos jours.

 

Résistance et foot, une coupe et de l’or…

 

Que reste-t-il de l’héritage de Tiradentes aujourd’hui au Minas Gerais en particulier et au Brésil en général ? L’image d’un héros populaire, un fait folklorique national… Mais aussi l’espoir que tout n’est jamais perdu, l’idée qu’en se battant on peut toujours avancer, forcer le destin et changer la donne… En 2014, la résistance est d’un autre ordre, certes toujours politique, mais plus encore sportive, car comme le suggère un tag lu sur un mur de Belo Horizonte : « Brasil + FIFA=o povo no a merda », chacun comprendra le sens… Car le foot et la politique, ça déborde forcément un moment sur le fait social et sur la corruption économique. Trop c’est trop, et de nouveaux Tiradentes seraient sans doute d’un bon recours, d’un bon secours aussi.

 

La compétition footballistique fait s’opposer des nations aux drapeaux déployés, elle s’affirme comme une alternative plus ou moins pacifique de la guerre entre États : les coups de pieds remplacent les tirs au canon, même si la même terminologie revient dans les deux cas. Du pain et des jeux, l’opium du peuple, on connaît la rengaine, elle est vraie, mais mas suffisante. Au Brésil, une lapalissade de plus, le foot est une religion. Et dans ce contexte, la FIFA est le diable. 

 

Bien avant le début des hostilités sportives, la guerre des rues – et celle des places dans les stades – a déjà commencé. La Coupe, qu’elle soit en or du Minas ou pas, est déjà pleine avant l’heure, et l’été du Mundial s’annonce des plus chauds… Mais la magie pour beaucoup continue d’opérer. Certes, comme le répètent les Brésiliens, « les Anglais ont inventé le football, mais nous on y joue »… La modestie n’est peut-être pas le fort de certains autochtones… ou nationalistes lorsque vient le temps des matches ! La contestation populaire est en marche contre la FIFA, mais aussi contre la Coupe du monde avec son lot de corruption gigantesque, par exemple lors d’une manifestation au centre-ville de Belo Horizonte, début mai 2014. 

 

Manifestation populaire contre la Coupe du monde et la FIFA,

Praça da Libertade, Belo Horizonte, le 2 mai 2014

La résistance viendra aussi des Brésiliens qui refuseront d’accepter l’ordre footballistique géré par la FIFA tout en tâtant du ballon dans la rue quand l’envie leur en vient. La lutte contre le racisme sur le terrain ou dans les tribunes est une autre bataille à mener, où l’évocation de la mémoire de Tiradentes pourrait aider à combattre la présente tyrannie du foot. En 1950, lors de la finale de la coupe du monde au Brésil, des supporters uruguayens avaient déjà traité les joueurs brésiliens de « singes », et plus de six décennies plus tard cela ne s’arrange pas : le 27 avril 2014, un joueur brésilien du Barça, Daniel Alves, trouve une banane à ses pieds au moment de tirer un corner (lancée par un supporter de l’équipe adverse), il la ramasse et tranquillement la mange, avant de tirer tire le corner… 

 

Belle attitude, directement relayée sur le net et dans les réseaux sociaux par les fans antiracistes, une brochette de stars parmi lesquelles son ami, le footballeur vedette brésilien Neymar, qui met en ligne une photo de lui et de son jeune fils, tous les deux bananes en main. Une campagne est immédiatement lancée par Neymar et ses conseillers (hashtag #somostodosmacacos), le buzz est certes atteint, mais tous les internautes ne partagent pas ce combat très médiatique, il faut bien l’avouer ; à ce sujet, Le Monde du 30 avril 2014 précise que « sur les réseaux sociaux, quelques internautes ont manifesté leur mécontentement, brandissant des affiches où on peut lire « nao sou macaco » (je ne suis pas un singe) ou encore « o macaco Neymar nao me representa » (le singe Neymar ne me représente pas) »… Difficile de faire consensus antiraciste en 2014. 

Des supporters uruguayens en 1950…

(source : Exposition « Brasil, um pais, um mundo »,

Belo Horizonte, fin avril 2014) 

Neymar et son fils, « nous sommes tous des singes »

(source : Internet)

Même la présidente du Brésil, Dilma Roussef, y va de son couplet antiraciste, expliquant qu’elle souhaitait vivement faire de cette coupe du monde 2014 « le porte-drapeau du combat contre la discrimination raciale ». Bon, c’est loin d’être gagné... Au même moment, l’Atletico Mineiro, un club phare de Belo Horizonte et du Minas Gerais, dans lequel joue actuellement Ronaldinho, venait de recruter le joueur français pour le moins controversé, Nicolas Anelka. Ajoutons à cela Michel Platini qui a perdu une belle occasion de se taire en clamant que les Brésiliens devraient se calmer pendant la durée de la Coupe du monde ; reconnaissons que ce n'est sans doute pas ainsi que l’on combattra la violence dans les rues comme sur les stades du Brésil... Comme pour nous rappeler que les Français seraient bien mal placés pour faire la leçon aux Brésiliens. Pour les affaires de racisme tout comme pour les histoires de bananes ou de balle au pied… 

 

De l’or noir au foot métis, au Minas Gerais comme ailleurs au Brésil, l’heure est à la crise et à la mauvaise mine. La résistance ne faiblit pas, le mouvement social avance, doucement. « Brésil, terre d’avenir », estimait en son temps Stefan Zweig ; de fait, l’avenir s’annonce assez morose, gris pour tout dire. Et de l’avis général.

 

 

Mai 2014